vendredi 19 août 2011

Cinéma horrifique, 2


1978. Dawn of the Dead. Intitulé « Zombie » en France (« Zombi » sans E en Italie). Deuxième volet de la première trilogie des morts-vivants de Romero (après « La nuit des morts-vivants » de 1968, et avant « Le jour des morts-vivants » de 1985). Un classique, un film culte, dont le réalisateur Zack Snyder (300, Watchmen, Sucker Punch) tirera un très bon remake en 2004 (intitulé L’Armée des morts en France). On doit la musique du film original à un groupe du nom de Goblin :

Goblin, « L’alba dei morti viventi » :


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2000. Destination finale. Après le succès à la fois critique et commercial de Scream (1996), une série de films d’horreurs visant le public adolescent a commencé à paraître (Souviens-toi l’été dernier et Urban Legend, notamment). Destination finale s’inscrit dans cette série, tout en préparant la voie à une certaine réapparition du « gore » (voir les suites, Destination finale 2, 3, 4 et bientôt 5 ; comme souvent, le premier est bon et les suites le sont moins). Le film s’ouvre sur un très bon thème composé par Shirley Walker, qui sera avant son décès en 2006 aux manettes de la bande originale des 3 premiers opus de la série :


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2004. Saw. Peut-être le meilleur film d’horreur de la décennie 2000. Le premier volet était vraiment fort et original, avec une construction inhabituelle et un style bien vivant (là où la plupart des films ne font que reproduire des schémas). Par contre, les suites (Saw II, III, IV, V, VI, VII) sont (apparemment, je ne les ai pas toutes vues) plus nulles les unes que les autres. La musique n’est pas vraiment géniale, mais donne un très bon rythme aux images, notamment les morceaux qui accompagnent les scènes finales :

Charlie Clouser, « Hello Zep » :

mercredi 17 août 2011

Cinéma horrifique, 1

Dans les films d’horreur, la bande-son est et a toujours été extrêmement importante.

Dans les films d’horreur, on ne voit pas toujours très bien ce qu’il se passe : le tueur est caché, quelque part dans un recoin de la maison ; la bête est tapie, quelque part dans une zone d’ombre qui échappe au regard humain (et donc à la caméra). Les menaces circulent tout autour des protagonistes, elles montent et descendent, s’approchent et s’éloignent, vont et viennent, de la cave au grenier, du proche au lointain, etc.. Elles s’approchent, nous frôlent, puis s’en vont, nous échappent, etc. On ne voit pas toujours très bien ce qu’il se passe, les mouvements sont brusques, le jugement est altéré, l’ennemi est rapide, et la nuit est généralement partout.

C’est pourquoi la bande-son, dans les films d’horreur, est quelque chose d’important. Un grincement permet de suggérer une présence invisible, un silence de la part du protagoniste nous permet de comprendre qu’il se sent menacé. Un cri au loin prévient que le mal vient de frapper à nouveau, un halètement dans le noir informe que le personnage principal a l’illusion grotesque de se croire en sécurité. La musique vient prendre sa place dans la bande-son, elle doit s’insérer dans le rythme de la peur que les sons superposés aux images imposent au spectateur.

Fondamentalement, il y a deux types de musique de films. Celle qui n’a aucun sens si on la détache des images qu’elle accompagne, et celle qui au contraire s’écoute aussi bien voire mieux indépendamment du film.

Pour illustrer la première catégorie, on peut se référer par exemple à la musique que le collectif Tomandandy a produite pour le remake de La colline a des yeux (2006) : superposé aux images, c’est parfait, mais n’achetez surtout pas le disque car tout seul sur la platine CD ça ne donnera rien.

Ici, c’est la seconde catégorie qui nous intéresse. Pour les jours qui viennent, voici un petit florilège des meilleures musiques de films d’horreur. Bien entendu, tous les films présents sont par ailleurs fortement recommandés, globalement il n’y a pas de trucs trop nuls (point de vue cinéma) dans le tas :

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1978. Halloween. « La nuit des masques » en français, puisqu’à l’époque il n’y avait pas encore grand-monde qui savait en France ce que c’était que cette foutue fête d’Anglo-Saxons. Le thème principal est composé et interprété par le réalisateur du film lui-même, John Carpenter (probablement un des meilleurs réalisateurs spécialisés dans le genre) :


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2010. The Crazies. Remake du film du même nom, réalisé par Romero en 1973 (et dont le titre à l’époque avait été joliment traduit par « La Nuit des fous vivants »). La musique est composée et produite par Mark Isham, qui à la base est surtout connu comme trompettiste de jazz. Pas de jazz ici, mais une musique à la fois intime et épique à base de synthétiseurs :

Mark Isham, « Cedar Rapids » :


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1973. L’Exorciste. Un classique, le film qui a traumatisé toute une génération. Aujourd’hui, c’est assez difficile à regarder sans éclater de rire, tellement les ambiances sont caricaturales et les effets spéciaux foireux. Pour la musique, le réalisateur a choisi un morceau de Mike Oldfield, pionnier de la musique électronique qui s’est illustré dans le registre de la musique minimaliste / répétitive. C’est donc bien évidemment minimaliste et répétitif, mais ça reste quand même un bon morceau, qui filera la chair de poule à vos parents pour peu qu’ils aient vu le film à l’époque :

Mike Oldfield, « Tubular Bells » :

mardi 2 août 2011

Jeu d'été

Petit jeu:
2 chansons identiques pour 2 versions différentes.
Saurez vous deviner lesquelles de ces versions sont les originales ?

Greg Guidry - Are You Ready For Love ?



Robbie Dupree - Are You Ready For Love ?



Al Jarreau - All Or Nothing At All



Bobby Caldwell - All Or Nothing At All

lundi 25 juillet 2011

Tubes de l'été; Ou comment sauver ses vacances.


Qui dit mois de Juillet dit grandes vacances.
Et qui dit grandes vacances dit Hawaï ou Ibiza pour les plus chanceux et Montargis pour les autres.

Et bien sur Kamal Khan Forever, on pense aux autres.

Grâce aux tubes de l'été ressortis tout droit des années 90, nous vous promettons des vacances sentant le soleil, le sable chaud et la crème solaire.


Bellini - Samba de Janeiro (1997)




Félicidad - Dam dam déo (1995)




Los Del Rio - Macarena (1996)



Carrapicho - Tic Tic Tac (1996)




Nomads - Yakalelo (1998)




Paradisio - Bailando (1996)

jeudi 21 juillet 2011

Little Miss Lover

Après les Stones, NTM et les Beatles, au tour de Jimi Hendrix.

Encore une reprise donc, mais toujours aussi originale.

C'est cette fois Bill Wolfer, synthé-man auteur de trois albums qui s'y colle.

Un son nettement plus electro, synthétique (années 80 oblige), qui détonne fortement avec la version d'origine.

Jimi Hendrix - Little Miss Lover (Axis:Bold As Love, 1967)




Bill Wolfer - Little Miss Lover (The Hard Way, 1984)

mardi 19 juillet 2011

Michael Franks Is The Man; Part. 1



Classe, raffinement, finesse, élégance, subtilité...
Tant de termes pour désigner un seul homme.
J'ai nommé Michael Franks; le parrain du Latin Jazz, le pape du Soft Rock, l'ayatollah du Smooth Jazz, le dieu de la pop.

Vous l'avez compris à travers cette très courte introduction totalement subjective, Michael Franks a pour particularité d'être mon artiste préféré.

Fort de 17 albums studio et d'un album live, Michael Franks a eu ce qu'on appelle une carrière bien remplie, mais à la trajectoire bien particulière, voire déroutante.
En effet, en 38 ans de carrière, Michael Franks a autant modifié son style musical que sa coiffure (mais pas sa moustache).

Dans ce premier article, qui sera suivi par 11 autres (vous comprendrez pourquoi plus tard 11 et pas 17), nous commencerons logiquement par le premier album.

Sorti en 1973, cet album éponyme passera inaperçu lors de sa sortie mais grâce à la notoriété de son interprète dans les années 80 se verra la chance d'être réédité, cette fois-ci sous le titre Previously Unvailable, en 1983.

Just Like Key Largo




When Blackbirds Fly




Life's Little Highway




King Of Oklahoma




Three Today




Un album ignoré à l'époque malgré une qualité certaine dans l'écriture, des mélodies accrocheuses et une bonne orchestration (pour ce premier essai, la guitare, le banjo et la mandoline sont joués par lui-même).

Ce premier album, dans un style plutôt Folk-Rock, est surtout intéressant de par son côté partuculier, unique;
jamais Michael Franks ne se remettra à ce genre musical.
Cet album est ce qu'on peut appeler un «hors collection».
Dès son deuxième album, un nouveau style musical est touché par l'artiste.
Mais ça, c'est une autre histoire...

dimanche 17 juillet 2011

Top Adonis S.C. #47 : Lionel Richie, Can't Slow Down



Mais qui se cache donc derrière la 47ème place ?
Comme vous venez de le voir grâce à la pochette ci-dessus, il s'agit de Lionel Richie avec son album Can't Slow Down, sortit en 1983.
Le disque de tout les records pour Lionel Richie:
20 millions de copies vendues, 160 semaines consécutives dans le Billboard 200 et surtout LA récompense ultime; Grammy Award de l'album de l'année en 1985.

Certes, un album sensiblement identique à tous ceux parus dans ce classement (pour l'instant), mais qui réussi à tirer son épingle du jeux.

Entouré des meilleurs, comme Michael Boddicker, Paulinho Da Costa, Nathan East, Abraham Laboriel ou encore une bonne partie du groupe Toto, Lionel Richie réussi à créer des vrais tubes (dont les célèbres All Night Long et Hello) et récolte par la même occasion plus qu'une simple reconnaissance:

En effet, grâce à cet l'album, Lionel Richie peut se targuer d'avoir été l'une des premières superstar à régner sur les années 80 avec son comparse Michael Jackson (cérémonie de clôture des JO de LA en 1984, We Are The World en 1985...).

L'album de la révélation et de la consécration en même temps, c'est fort, très fort !


Can't Slow Down




All Night Long




Love Will Find A Way




Running With The Night



Hello

lundi 11 juillet 2011

Eleanor Rigby

Les Beatles, de par leur statut de plus grand groupes de tout les temps, se sont vu reprendre un nombre incalculable de fois.

Mais qu'est-ce qui pousse tant de monde à rependre leurs chansons ?

Et bien c'est en partie (je dis bien en partie) leurs mélodies à la fois simples et complexes.

Des mélodies prêtes à satisfaire des musiciens de tout horizons, du tout jeune guitariste s'exerçant à plaquer ses trois premiers accords en passant par des artistes plus que confirmés, tels que Tina Turner, Elvis, Stevie Wonder ou bien Michael Jackson.

Aujourd'hui, c'est la reprise plus qu'originale d'Eleanor Rigby du guitariste virtuose Stanley Jordan qui a la chance de passer sur votre blog préféré.

The Beatles - Elenaor Rigby (Revolver, 1966)


Stanley Jordan - Eleanor Rigby (Magic Touch, 1985)